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samedi 21 août 2010

STAPS... et après ?

Grégory Capra - STAPS Luminy

Chaque année, nombreux sont les jeunes se précipitant vers la filière STAPS. Rêves de gamins d’intégrer le monde des professionnels du sport et réalités de terrain ne sont pas toujours concordants. Focus sur une filière globalement plébiscitée, aujourd’hui coincée entre préjugés, rêves et réalités.

« Vous passez votre temps à ne faire que du sport » « En STAPS, c’est toujours la fête »… quel étudiant en Faculté des sciences du sports n’a jamais entendu ces remarques teintées d’un gracieux humour certes, et finalement peu réaliste. Confondre STAPS et entraînement sportif est le commun de tout novice n’ayant pas encore fréquenté cette formidable secte de passionnés.

Les études sportives à l’université font depuis quelques années l’objet d’un fort engouement auprès des jeunes. Des études difficiles et un contexte économique depuis 2005 n’ont pas aidé les « accros » à mûrir parfaitement leur choix professionnel. STAPS « avant et pendant » constituent couramment une part conséquente de souvenirs riches en émotions pour les étudiants. Entre biomécanique, histoire du sport, physiologie, enseignement théorique et pratiques des sports sans oublier les soirées étudiantes, la sauce est bien souvent piquante aux veilles d’examens.

Mais « STAPS et après », c’est encore une autre histoire. « On y pense, mais on a encore le temps » diront certains, « Je verrai si j’obtiens mon concours » diront d’autres. Un mot presque magique, concrétisé par seulement 5% des étudiants parvenant à décrocher le fameux sésame CAPEPS, nécessaire à l’enseignement de l’EPS en milieu scolaire. Inutile de préciser que les places sont comptées : en moyenne 400 postes chaque année permettent rapidement aux étudiants de faire leur choix. Pas de place pour les indécis en STAPS, quoique…on peut y croire.

Entre coach ou moniteur sportif, professeur en activités physiques adaptées, responsable marketing, communication ou événementiel, chefs de projets en ergonomie sportive, animateur, chercheur et même journaliste sportif… multiples sont les possibilités de trouver sa place dans le milieu de sport. Et nombreux sont les passionnés qui l’ont trouvées. « Le mental on le travaille, et pas que dans le sport c’est bien connu » : les STAPSiens sont appréciés dans le monde professionnel pour leurs facultés d’adaptation au changement, leur courage et leur ténacité dans la poursuite d’objectifs. « C ‘est un état d’esprit, un mental, qu’on nous a inculqué depuis l’enfance » dit Mélanie N., monitrice de voile.

A l’exemple de Grégory Capra devenu coach et chef d’entreprise, Alexandre M., Directeur de Perf In Sport, Stéphanie M. devenue Chef de projets à la Fédération Française d’athlétisme, Raphaël D., Chef de projet en agence de communication à Paris, ou encore Guillaume, régisseur pour des événements sportifs mondiaux, les exemples de réussites sont variés.

En dehors du concours CAPEPS, il y a donc de nombreux débouchés à découvrir. « On pense souvent que les STAPSiens ont tout dans les jambes et rien dans la tête, or je suis la preuve vivante que c'est faux, pour moi c'est l'inverse » affirme Delphine T., aujourd’hui, Professeur des écoles. Pour Célia R., la filière STAPS est une excellente porte d’ouverture vers des horizons professionnels divers : « c'est à chacun de saisir sa chance et de tirer profits de ses propres compétences, de ses contacts, de son parcours pour aller vers ce qu'il recherche...pour moi le discours que nous avons eu sur notre filière est une base sur laquelle nous allons pouvoir construire notre propre chemin ! ».

Et pour ceux qui ont fait le choix d’abandonner le milieu du sport, de multiples passerelles vers d’autres emplois existent : à condition de mûrir son projet et de connaître concrètement ses motivations. Outre les pompiers, les policiers et gendarmes, militaires qui restent connexes au milieu sportif, peu finalement prennent la décision d’abandonner complètement la relation avec la filière sportive qui est un choix fait avant tout par passion.

Afin de compléter, cet article, à vous de répondre à notre enquête :
1/ Votre objectif professionnel avant de rentrer en STAPS ?
2/ Votre situation professionnelle à la sortie des études ?
3/ Rêves, réalités : selon vous, y-a-t-il une discordance entre le discours sur cette filière et l'approche que vous avez pu avoir sur le terrain ?
4/ Vos perspectives professionnelles à cours et moyen terme ?

Réponses à anthony.classe@gmail.com

Article rédigé pour nous par Anthony CLASSE
- Licence STAPS (Liévin)
- Master STAPS / Communication du sport (Lille)
- Diplômé de SKEMA BS (Fusion ESC LILLE / CERAM Sophia Antipolis), Mastère spécialisé (3e cycle) en Marketing / Communication
- Diplôme d’Animateur régional et Moniteur en athlétisme
- Diplôme de secourisme (AFPS)

http://anthony-classe.com/
http://anthonyclasse.wordpress.com/

1 commentaire:

  1. Bonjour,

    Moi je suis à l'ILEPS, l'École Supérieure des Métiers du Sport, je fais mon STAPS mention Management du Sport au sein de celle-ci, à la suite de mon Master, j'ai déjà un poste qui m'attend en tant que manager dans une organisation sportive associative. Le STAPS permet d'avoir plusieurs débouchés possibles, et c'est ce qui m'a plus dans cette formation, qui à mon sens est très complète pour les passionnées de sport.

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